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quelques oeuvres commentées
Danse Charles Marcon, 1989, peinture 80x80cm
Très illustratif de l'après 1984: renouveau des couleurs brutes et vives, avec des fonds épurés et vifs, davantage de matière.
paysage de bord de mer avec personnages, Charles Marcon, 1971 (encre, gouaches, pastel)
Très original par l'assemblage des moyens, l'usage des couleurs; Bien que le rendu sur un écran puisse s'avérer décevant, ceci donne encore une idée de la puissance créative des années 70.
L'homme qui songe Charles Marcon 1980, peinture 100x65 cm
Quelles pensées absorbent-elles un homme à ce point? Chacun sans doute projettera les siennes dans cette figure de l’homme qui songe. Certes cet homme a perdu la conscience de ce qui l’entoure, son esprit est profondément plongé dans ses pensées.
L’attitude penchée vers le sol, les pieds éclairés peuvent suggérer qu’il médite sur lui-même, sur son lien à la terre qui l’a fait naître. Mais rien n’est sûr, non: peut être une autre expression de cette espèce de perplexité devant l’existence, palpable dans bien de ses œuvres.
Mais est-ce important? La vibration du fond, l’incandescence du corps, cette chair blanche, immatérielle, cette étrange posture, ne l’oublions pas: Marcon compose un tableau. Le sujet ici n’est plus une scène onirique, mais le rêve lui-même. Un état de songe où cette oeuvre habitée nous entraîne.
Le cirque Charles Marcon, 1963 peinture 80x80cm
Un des rares formats carrés de cette époque. Une vue plongeante sur la piste d’un cirque, entourée par les spectateurs enthousiastes. Un personnage et son énorme ballon, des trapèzes, un chien et des hommes acrobates : la fête bat son plein. La composition est remarquable de rythme, d’équilibre en suspension. Le ballon jaune, la piste verte, les spectateurs jaunes bordés de rouge forment des cercles concentriques. Les piliers du chapiteau participent à la perspective plongeante et situent les trapézistes; les quartiers qu’ils délimitent forment autant de variations des quatre couleurs de cette oeuvre. Cette magnifique invention des pointillés donne substance à l’ espace, qui prend couleur et lumière. Une composition rythmée, joyeuse, poétique.
Un double regard Charles Marcon 1971 technique mixte 72x72 cm
Etonnant travail que celui des années 1970-1972. Un dessin d’une densité rare, des gouaches dominantes de bleu, jaune et blanc. Marcon « creuse le coup » comme il aime à dire.. Plus que jamais un caractère à la fois énigmatique et affirmé. L’artiste n’est plus revenu par la suite sur cette combinaison où il affirme pourtant une personnalité absolument unique.
Duo nocturne Charles Marcon 1973 peinture 91x96 cm
Un paysage abstrait, la nuit. Le sol se confond avec le ciel étoilé. Deux personnages auréolés se répondent. Ils sont comme symbolisés, se suffisent à eux même, -on pourrait découper cette toile en plusieurs tableaux. Tout se passe comme si à partir d’une scène réelle l’artiste en avait pris chaque acteur (-l’arbre, les personnages, la nuit), l’avait réduit en symbole, puis remis à sa place dans le paysage, ainsi devenu symbole, lui aussi. « Le bleu fouillis des claires étoiles » se retrouve au sol comme reflété dans un miroir: Verlaine aurait aimé.
Personnages Allégoriques Charles Marcon 1964 peinture 65x100cm
On ne trouvera guère de telles attitudes, si différentes, réunies dans la réalité. On dirait une de ces scènes classiques, prétextes aux études de modèles. La couleur éclaire les personnages comme en clair-obscur. Les taches colorées jouent ici un rôle essentiel : tout en participant à l’équilibre de la composition, elles lient ces personnages dans cet espace qu’elles définissent et délimitent. Le décor est mort, place aux symboles, place à la substance de l’espace.
Personnages dans un paysage Charles Marcon 1976 56x75cm
Il faut parfois du temps avec Charles Marcon, un regard attentif pour se laisser entraîner dans ce tableau confinant à l'abstrait.La perspective est parfaitement en place, la composition et le mouvement dégagent une poésie puissante, qui une fois distillée, ne s'estompe pas.
personnages 1979 peinture (65x100 cm)
Délicatesse des tonalités, personnages énigmatiques, une image symbolisant sans doute des aspects de la vie personnelle de l'artiste, dont la silhouette occupe le centre du tableau. Chacun imaginera un dialogue entre ces êtres, seul l'artiste sait lequel -et ce n'est pas si sûr: l'image, la composition prennent leurs droits elles aussi.
sans titre Charles Marcon 1970, encre et gouache (59x72cm)
Suivant un de ses schémas favoris, le peintre dispose dans un paysage plusieurs personnages dans une mise en scène mystérieuse. La femme étendue dans l'herbe est approchée par une silhouette tendant le bras vers elle; à l'arrière plan, un groupe de gens, témoins agités de cette scène. la chaleur est palpable, le soleil implacable.
Le dessin est très fouillé, particulièrement le talus arboré protégeant de son ombre la figure allongée, ou encore cette silhouette un peu menaçante émergeant à droite du tableau. Les jus bleus, roses, jaunes, vert finement mixés ajoutent encore à la générosité de cette oeuvre. Encore un bel exemple de cette période 1969-1972 qui atteint des sommets expressifs et esthétiques très personnels.
Lune et mer Charles Marcon 1972, peinture (65x100cm)
Ici on rend l'éclairage de la lune sur un bord de mer. La lumière émane du sol, éclaire la lune sombre. L'effet est saisissant, et rendu si singulièrement vraisemblable. Une magie qu'il est ingrat de rendre sur un écran de PC...
Météore Charles Marcon 1993, peinture (80x80cm)
Un paroxysme dans l'usage des couleurs vives des années 90. La vibration est à la limite du physiquement supportable, et pourtant...
Village sous la lune, Charles Marcon, 1993 peinture (30x30 cm)
Une des compositions les plus abouties de l’artiste, un des dessins les plus audacieux. A l’instar des cubistes, Marcon nous enveloppe des façades qui entourent cette petite placette de village. Le spectateur se retrouve projeté en son milieu, en perçoit tout le contour, fait d’ombres noires et de murs éclairés.La lumière argentée de la lune se reflète ici et là en scintillements. La matière grumeleuse des aplats éclairés tranche avec le travail à l’encre de chine appliquée sur la couleur un peu comme un graveur creuse sa plaque. L’ensemble est d’une inspiration fulgurante. Sobriété, inspiration, rigueur, poésie.
Triangulaire Charles Marcon , 2002 peinture 65x100cm
Un match de polo devient une danse de couleurs. (Prendre aussi le temps de regarder la subtilité du dessin).
Chavanay Charles Marcon 2002 technique mixte 30x30 cm
Les années 2000 voient le retour à des formats carrés de taille réduite. Ils sont pour l’artiste l’occasion d’explorer de nouvelles combinaisons de techniques mixtes, enrichies de tonalités délicates. Ce paysage de Chavanay, son pays d’enfance au pied du mont Pilat, qui rassemble en une nouvelle composition tant de trouvailles et de manières développées au long de son parcours.
